Dr. Dianne Saxe

Dianne Saxe appuyé contre un arbre

Mme Dianne Saxe occupe le poste de commissaire à l’environnement de l’Ontario (CEO) et agit comme agent de garde intransigeant, mais juste, en matière de climat, d’énergie et d’environnement en Ontario et elle se veut la protectrice de la Charte des droits environnementaux (CDE).

Avant sa nomination, Mme Saxe était l’une des avocates en droit de l’environnement les plus respectées au Canada. Elle a accumulé 40 années d’expérience sans pareille en matière de rédaction, d’interprétation et d’application des lois environnementales et sur l’énergie de l’Ontario. Mme Saxe a amorcé sa carrière dans la fonction publique de l’Ontario ainsi qu’au sein de deux grands cabinets d’avocats de la rue Bay. Elle a ensuite mis sur pied l’un des meilleurs cabinets en droit de l’environnement au Canada.

Mme Saxe, spécialiste agréée en droit environnemental, jouit d’une grande notoriété auprès de tous les services d’évaluation du classement des professionnels du droit aux échelles nationale et internationale; elle fait notamment partie de la liste des 25 meilleurs avocats en droit de l’environnement au monde établie par Best of the Best, 2008, en plus d’avoir été la première à être nommée Environmental Lawyer of the Year for Toronto (avocate en droit de l’environnement de l’année à Toronto) par Best Lawyers. Parmi les nombreux honneurs et hommages qui lui ont été décernés, on compte le Prix de l’ABO pour service distingué, la plus haute distinction accordée par l’Association du barreau de l’Ontario, ainsi que le prix Gold Key Award remis par les anciens de l’Osgoode Hall Law School pour souligner ses accomplissements professionnels exceptionnels en carrière.

Mme Saxe a voyagé aux quatre coins de l’Ontario et du Canada, à la fois dans le cadre de ses fonctions professionnelles et en tant que passionnée de canot, de kayak et de ski de fond.

Durant son mandat d’une durée de cinq ans, elle vise à être au service de l’Assemblée législative de l’Ontario, à accroître l’efficacité de la Charte des droits environnementaux ainsi qu’à stimuler l’amélioration des résultats sur les plans environnemental, énergétique et climatique au profit de la population de l’Ontario et avec sa participation.

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Dianne Saxe Entrevue

Que signifie pour vous le fait d’être commissaire à l’environnement de l’Ontario?

Je suis extrêmement honorée d’avoir le privilège d’agir à titre de commissaire à l’environnement de l’Ontario. D’une manière, j’ai travaillé toute ma vie pour décrocher cet emploi. Je veux faire une différence dans les enjeux majeurs sur l’environnement, l’énergie et le climat. Je dois façonner un monde meilleur avant de le laisser entre les mains de mes enfants et de mes grands-enfants.

Qu’avez-vous l’espoir de voir changer en Ontario au terme de votre mandat de cinq ans à titre de commissaire?

J’espère que j’aurai sensibilisé mieux que jamais les résidents de l’Ontario au rôle du bureau du commissaire et de la Charte des droits environnementaux. J’espère que j’aurai fait progresser vers de meilleurs résultats une vaste gamme d’importants dossiers environnementaux, énergétiques et climatiques, que j’aurai inspiré les Ontariens et que je les aurai outillés pour qu’ils continuent d’en faire davantage de leur propre chef.

Votre pratique en droit environnemental est couronnée de succès, et vous avez reçu de nombreux prix et honneurs. Pourquoi avez-vous déposé votre candidature pour devenir commissaire à l’environnement de l’Ontario?

J’ai adoré les 40 années que j’ai passées à pratiquer le droit, sauf que la pratique privée se compare à la vente au détail, c’est-à-dire que j’ai travaillé sur les problèmes des clients un à un et que je ne pouvais agir que d’une façon limitée sur les grands enjeux importants pour nous. Aujourd’hui, je peux me concentrer sur ces grands enjeux. Plutôt que de me demander ce qui convient le mieux pour le client, je peux maintenant penser à ce qui sera dans le meilleur intérêt de l’Ontario.

Quelles sont les frustrations les plus grandes que vous avez connues au sujet de la situation actuelle en Ontario sur les plans de l’environnement et de l’énergie?

La crise climatique est bien plus urgente et importante que les gens ne se l’imaginent. Les secteurs privés et de la réglementation ne consacrent pas suffisamment d’énergie ni d’argent aux enjeux les plus importants.

Quelles sont les difficultés environnementales les plus criantes pour l’Ontario à l’heure actuelle?  

Offrir une bonne qualité de vie sans continuer à dégrader et à détruire les systèmes physiques et biologiques desquels dépendent nos vies. Nous avons besoin d’une grande planification rigoureuse et efficace sur l’aménagement du territoire et sur les transports. L’économie aux faibles émissions de carbone et la diversité biologique constituent toutes deux des enjeux de premier plan. Il sera difficile de s’adapter aux énormes changements climatiques qui ont déjà cours.

Qu’est-ce qui vous a poussée à devenir avocate en droit environnemental?

Une vive passion pour la nature et l’intersection entre le droit, les politiques et la science.

Quels sont les jalons de votre carrière en droit environnemental desquels vous tirez une grande fierté?

Après quinze années de sous-financement, j’ai réussi à faire augmenter la quantité d’argent que Stewardship Ontario doit verser dans les programmes municipaux de la boîte bleue. Le financement en 2014 a bondi pour atteindre 115 millions de dollars.

Quel a été le changement positif le plus important dans le système de réglementation environnementale de l’Ontario depuis que vous avez commencé votre carrière?

La Charte des droits environnementaux et le changement général du gouvernement vers une ouverture et une transparence meilleures. Une sensibilisation accrue aussi de l’intégration étroite des enjeux environnementaux et économiques.

Qui a influencé le plus votre style de leadership?

Mon père, mon défunt mari et une de mes bonnes connaissances qui se spécialise en gestion du changement, sans oublier le fait que je suis une mère au travail avec trois enfants très actifs.

Quelles actions ont été les plus importantes dans l’évolution de votre carrière et de votre vision du monde?

La chance que j’ai eue de travailler dans tous les secteurs de l’économie, soit au public, au privé et auprès d’organismes à but non lucratif.

Quels conseils donneriez-vous aux chefs d’entreprises qui tentent de réduire l’empreinte environnementale de leur société?

On ne peut pas gérer ce qu’on ne mesure pas. Réfléchissez aux conséquences de vos gestes avec autant de sérieux que si une personne que vous aimez était la personne la plus touchée.

Quels conseils donneriez-vous aux récents diplômés en prévision de leur carrière?

Soyez souples et patients. J’ai attendu près de 10 ans avant de décrocher mon premier emploi en environnement. Perfectionnez vos compétences, saisissez les occasions qui s’offrent à vous et surtout gardez le regard fixé sur ce que vous voulez vraiment. Cherchez des façons de participer. Soyez bon et reconnaissant de l’aide et des occasions qui s’offrent à vous. Appuyez et encouragez les autres.

Quelles sont vos sources d’inspiration?

La beauté de la nature. La douce joie et le doux espoir des enfants. Le triomphe des autres contre vents et marées.

Si vous aviez une journée libre, que feriez-vous?

Je pagayerais, je skierais ou je roulerais à vélo dans un endroit naturel somptueux avec mon chien et une personne qui m’est chère. 

 

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